Bilan d’une première année de tricot

Il y a un petit peu plus d’un an, je redécouvrais le tricot, entraînée par une copine au cours d’Émilie -alias Le Hibou tricote. Comme beaucoup de gens, j’avais appris à tricoter avec ma grand-mère à l’âge de 8 ou 10 ans, le temps de réaliser une demi-écharpe d’un vert douteux au point mousse… puis je n’avais plus touché les aiguilles. Mais là, ce jeudi entre midi et deux, attablée au fond de cette mercerie, j’ai senti que je n’allais pas les lâcher de si tôt… Et depuis, rares sont les jours où je n’ai pas tricoté.

Cette passion naissante m’a permis de découvrir tout un univers de créations, de fils, de modèles, de magnifiques revues, de jolis objets… et une communauté d’une incroyable bienveillance. Elle m’a aussi permis de redécouvrir le plaisir de créer quelque chose de ses mains, plongée dans un état de paix intérieure ; le plaisir d’offrir à un proche un objet créé pour lui, en y mettant maille après maille une attention toute particulière.

Chaque nouveau projet m’a permis de mettre en oeuvre de nouvelles techniques, d’apprendre à choisir ma laine en fonction du modèle, de progresser un peu plus chaque jour.

Retrouver le bonheur du processus est un cheminement très important au milieu de ce monde où tout va très vite, où tout va trop vite. Cet amour du processus est joliment décrit par Céline, dans son article Fighting for joy, auquel je ne peux que vous conseiller de jeter un œil.

Voici, parmi la quinzaine de projets réalisés en 2017, mes petits préférés…

Lorsque j’ai commencé cette couverture en vue de la naissance du bébé d’amis, je n’imaginais pas que sa réalisation me prendrait autour de 70 heures… mais c’est probablement le temps qu’il m’a fallu pour beaucoup m’y attacher et j’ai adoré le résultat. Il m’a presque été difficile de l’offrir ! Blague à part, je ne sais pas si j’aurai le courage d’en refaire une identique un jour, mais sa réalisation a constitué un bon apprentissage du jacquard. Le modèle est issu du livre Plaid & Cie à tricoter, de Mlle Sophie, paru aux éditions Le Temps Apprivoisé (merci Flora !)

Le patron de ce bonnet figure dans le premier numéro de Laine Magazine, la revue qui a scellé mon amour pour le tricot. Je l’ai essentiellement tricoté pendant notre road-trip en Norvège, et je crois qu’il sera toujours associé pour moi aux paysages grandioses de cet incroyable pays !

Alors là, je suis complètement amoureuse de ce pull… Il est doux, chaud, tricoté avec de la laine achetée pendant notre voyage de noces, c’est à peine si j’ose le porter tellement je l’aime ! Pour être honnête, le tout premier pull que j’ai tricoté ne me sert qu’à la maison : je n’aime pas le rendu, j’avais mal choisi la laine… mais le No frills sweater m’a permis de prendre ma revanche. Le patron est relativement elliptique et je ne m’en serais jamais sortie sans l’aide précieuse d’Adeline, mais la coupe est vraiment incroyable.

J’ai offert ce bonnet à ma sœur pour Noël, j’ai pris beaucoup de plaisir à le tricoter ! Les torsades sont très jolies et relativement simples à réaliser, le résultat est très souple et étonnamment sobre. Le patron est tiré du troisième numéro de Laine Magazine.

Toujours dans la série cadeaux de Noël tirés de Laine Magazine n°3, j’ai tricoté cette écharpe pour ma mère. Je n’étais pas très sûre d’aimer l’effet “mailles lâchées”, mais une fois bloquée, l’écharpe était très jolie… et d’une incroyable douceur. Je l’ai tricotée en Tamar 4-ply de Blacker Yarns, un fil dont les fibres sont achetées par la filature à de petits producteurs qui travaillent à la préservation de races de moutons classées “vulnérables”. Si vous avez envie d’en savoir plus, je vous invite à visiter le site Laine des îles.

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